Installation audio-visuelle immersive en temps réel et son multicanal 4.1
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Toute création est une matérialisation du verbe, du mot qui permet d’aboutir à la saveur de cette création « le dhawq ».
Partant de l’idée du décloisonnement entre les mots et l’imaginaire, Haythem Zakaria et Skander Besbes se sont intéressés à la manifestation du sens caché des mots et des lettres : « al dhaher wal baden » dans la pensée soufie et
plus précisément la lette Nûn.
Cette lettre représente l’éternité cachée dans l’homme ou encore la manifestation du secret de l’éternité. Elle est la moitié de la Commande Divine de la Création. Sous forme de particules fluides et ondoyantes, la lettre, dans ses ondulations et sinuosités convie à
un voyage des sens.
L’installation immersive Nûn permet une alliance ésotérique-organique particulière : Elle vise à amplifier et partager les secrets de la lettre Nûn. Immergé dans le dispositif audio-visuel, le participant allongé, est plongé dans un océan sonore particulier où se jouera l’aparté du Nûn.
La partition sonore est un ensemble de séquences autonomes qui progressent dans une répétition lancinante et désunie autour de la sonorité de la lettre « nûn ».
Les accidents de synchronisation qui résultent de l’architecture particulière du projet donnent naissance à un matériau sonore réellement évolutif dans le temps.
L’ensemble intègre la notion de souffle/flux, et de respiration/reflux, ce qui octroi une texture organique enveloppante.
Le son est écouté et entendu par le corps, grâce à la spatialisation sonore. Il se voit dans la lettre. Dans cette expérience, l’Homme est sollicité dans son tout, son corps et son esprit n’étant plus spectateurs mais bien acteurs.
Skander Besbes
Haythem zakaria